Jusqu’à un passé récent, l’on pouvait voir dans les grandes villes, des personnes se déplacer avec des engins comme les trottinettes électriques à n’importe quel endroit et de façon peut orthodoxe. Les temps ayant changé, il urge de connaitre dès lors la nouvelle règlementation des engins de déplacement pour éviter d’entrer en phase avec les structures de police.

La révolution des véhicules urbains

Hoverboard, giroroues, giropodes, stake électriques, trottinettes électriques et autres, sont des engins de déplacement devenus très usuels depuis quelques années. Considérés auparavant comme des jouets privés sans grand danger et cohabitant avec les piétons dans les rues, on pouvait à peine les remarquer et leur présence ne gênait guère.

Aujourd’hui, le nombre de ces engins a considérablement augmenté et ils sont alors considérés comme de véritables engins de déplacement jouissant d’un cadre de règlementation comme les vélos électriques. Ainsi, par décret n° 2019-1082 du 23 octobre 2019 relatif à la règlementation des engins de déplacement personnel, il est prévu des règles et des sanctions quant à l’utilisation de ces engins.

Les mesures générales

La nouvelle règlementation sur les véhicules urbains

Pour la sécurité du conducteur de l’engin et celui des autres usagers de la route, il est interdit de conduire en état d’ivresse. Les enfants de moins de 12 ans n’ont pas le droit de conduire ces engins et les conducteurs autorisés ne doivent pas remorquer un autre passager.

Enfin, les conducteurs ne doivent pas conduire avec des écouteurs ou tout appareil de sonorisation susceptible de les distraire et l’assurance pour chaque conducteur est obligatoire. L’usage de téléphone portable est de même proscrit pendant la circulation.

Les équipements indispensables

Pour plus de visibilité sur les voies, il est obligatoire d’équiper son engin de feux de position avant et arrière, de dispositifs rétro-réfléchissants arrières et latéraux, d’un avertisseur sonore et d’un système de freinage. Le port de casque est également très nécessaire puisqu’elle protège votre tête en cas de chute.

Par ailleurs, vêtir un équipement retro-réfléchissant tel un gilet ou un brassard, de jour comme de nuit, permet de signaler encore plus sa présence sur les voies. L’autre point important est la vitesse de l’engin. Ce dernier doit nécessairement être bridé à 25 km/h.

Les voies de circulation

La nouvelle règlementation sur les véhicules urbains #2

À moins d’être tenu à la main, la circulation des engins est interdite sur les trottoirs, mais avec la possibilité de s’y garer sans pour autant perturber la quiétude des piétons. Il est institué de circuler sur les bandes et pistes cyclables en agglomération, ou encore sur les routes où l’on peut circuler à 50 km/h maximum.

Les voies vertes et les pistes cyclables sont, par excellence, les itinéraires appropriés aux engins lorsque ceux-ci sont utilisés hors agglomération.

Les sanctions en cas de non respect de la loi

Vous êtes sanctionné à une amende de 35 euros d’amende (2ème classe) lorsque vous enfreignez les règles de circulation ou transportez un passager. L’amende est de 135 euros (4ème classe) lorsque l’engin est débridé ou quand il s’agit d’une circulation sur un trottoir. Cette amende passe à 1500euros (5ème classe) lorsque la vitesse maximale de l’engin est au-dessus de 25 km/h par construction et que vous la mettez quand même en circulation.

En conclusion, le strict respect de ces normes vous permet d’assurer votre sécurité mais aussi celle des autres usagers.